8 mars 2007
Malgré la turbulence des marchés, la TSX atteindra un sommet de 14 250 d'ici la fin de l'année
8 mars 2007
Toronto - La vigueur des facteurs économiques fondamentaux à l'échelle mondiale permettra à la Bourse de Toronto de se hisser au sommet de 14 250 d'ici la fin de l'année, indique la plus récente étude Canadian Portfolio Strategy Outlook de Marchés mondiaux CIBC, et ce, en dépit des incertitudes engendrées par une chute du marché chinois en effervescence.
« La correction de l'indice composé de la Bourse de Shanghai n'est ni plus ni moins qu'un ajustement local lié aux remous spéculatifs, comme en témoigne la hausse précédente de 140 % des valeurs chinoises au cours de l'année précédant le repli de 9 % subi en un jour », a expliqué Jeff Rubin, stratège en chef et économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC. « En effet, la production industrielle mondiale semble se diriger vers une autre année de croissance record. Voilà qui est optimiste pour un marché boursier comme celui de la Bourse de Toronto, lequel est davantage tributaire de la croissance mondiale que de la croissance intérieure. »
L'étude note que les nouvelles économiques provenant de Chine, à l'instar d'autres pays tels le Japon, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne, ont décidément été meilleures que celles auxquelles s'attendaient les marchés boursiers au début de l'année. La vigueur sous-jacente de la croissance économique à l'étranger continue à soutenir les marchés des produits de base.
Les prix du pétrole, après avoir atteint un creux de 20 mois plus tôt cette année, ont remonté à plus de 60 $ US le baril. Un épuisement plus rapide que prévu de champs conventionnels tels Cantarell, au Mexique, conjugué à une croissance de la demande toujours robuste à l'extérieur de l'OCDE, devrait pousser les prix du pétrole brut au-dessus de 70 $ US le baril d'ici l'été. Marchés mondiaux CIBC s'attend à ce que les prix de l'or, du gaz naturel et de l'uranium grimpent en 2007.
Selon M. Rubin, l'effet de contagion à court terme de la chute de la Bourse de Toronto offre aux investisseurs ayant une faible exposition à la Bourse de Toronto une excellente occasion de renforcer leur position boursière à des valeurs escomptées. « La contagion boursière mondiale liée à la chute récente du marché chinois crée une occasion d'achat attrayante pour les investisseurs intéressés à étoffer leur portefeuille d'actions à la Bourse de Toronto. Nonobstant la turbulence des marchés des derniers jours, nous croyons que les facteurs fondamentaux solides à l'étranger permettent d'envisager un niveau de 14 250 à la Bourse de Toronto d'ici la fin de l'année. »
En conséquence, la stratégie de portefeuille recommandée par Marchés mondiaux CIBC est fortement surpondérée en actions. Le portefeuille compte des actions à 10 points de pourcentage au-dessus de l'indice de référence avec une pondération obligataire réduite et une trésorerie zéro. Le portefeuille continue à privilégier les valeurs cycliques, avec une surpondération à la fois dans les matières premières et l'énergie, ce qui reflète la corrélation plus étroite entre la Bourse de Toronto et la croissance mondiale qu'avec la croissance canadienne. Il recommande également une surpondération dans le secteur des engrais, qui connaît une flambée à la suite des plans aux États-Unis pour décupler la production d'éthanol afin de tenir compte des préoccupations liées aux gaz à effet de serre et au réchauffement climatique.
En ce qui touche aux taux d'intérêt, M. Rubin estime qu'un secteur immobilier perturbé devrait finalement modérer le consommateur et inciter la Réserve fédérale américaine à réduire les taux. « Bien qu'il n'existe à nos yeux peu de raisons de craindre un ralentissement mondial, l'économie des États-Unis, notamment le marché problématique de l'immobilier, nous incite toutefois à demeurer vigilants », a ajouté M. Rubin.
« La régression soutenue du prix de l'habitation est un rappel éloquent aux marchés que nous sommes toujours bien loin d'avoir réglé la question de l'ajustement du marché immobilier américain. Bien que les marchés du travail tendus maintiendront la Réserve fédérale à l'écart au premier semestre, les effets de contagion potentiels émanant de la dégringolade du marché immobilier entraîneront des réductions de taux au second semestre. »
Ces réductions seront probablement imitées au Canada, où un regain au chapitre des prix de l'énergie créerait autrement une vigueur inopportune pour le dollar canadien et d'autres défis pour un secteur manufacturier déjà assiégé dans la région du Centre.
L'étude indique que les taux d'intérêt décroissants favorisent le secteur financier, particulièrement les sociétés de placement immobilier. Ces sociétés sont non seulement très sensibles à la baisse des rendements obligataires, mais profitent également des marchés immobiliers commerciaux plus tendus et du fait qu'ils ne sont pas touchés par les modifications fiscales récemment annoncées visant le reste du secteur des fiducies de revenu. En conséquence, Marchés mondiaux CIBC a ajouté un point de pourcentage à ce secteur ce mois-ci.
On peut consulter l'étude "Canadian Portfolio Strategy Outlook" de Marchés mondiaux CIBC à l'adresse http://research.cibcwm.com/economic_public/download/psmar07.pdf.
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